• telerama

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    1 week ago
  • Aza Raskin par Ryan Elizabeth Tuttle. Son enfance, Aza Raskin l’a passée au milieu des circuits intégrés et des microprocesseurs, à la maison, il y en avait partout, dans le salon, le garage, la cuisine. La famille habite au sud de San Francisco, dans la Silicon Valley. Lorsque Aza vient au monde, en 1984, la réputation et la fortune de son père sont déjà faites : cinq ans plus tôt, Jef Raskin, ingénieur au sein d’une petite entreprise nommée Apple, a inventé rien de moins que l’ordinateur du futur, le Macintosh. « J’ai toujours entendu mon père dire que l’informatique, c’était la porte d’entrée vers une civilisation nouvelle, un gigantesque potentiel de bienfaits pour l’humanité, sourit l’ingénieur de 34 ans dans son lbureau de Berkeley. Jef était quelqu’un d’enthousiaste, bondissant d’une idée à l’autre. Il se fichait d’avoir marqué l’histoire de l’ordinateur, il ne pensait qu’à l’avenir et à sa prochaine trouvaille. » Raskin junior est un pur produit de la Silicon Valley et du déterminisme social. A 10 ans, il maîtrise plusieurs langages informatiques. A 13, il crée des logiciels. A 22, multidiplômé, il entre chez Mozilla, qui s’apprête à lancer le système d’exploitation Firefox. « Je suis devenu “creative director”, c’est-à-dire le patron des designers, les gens qui vous donnent envie de cliquer sans réfléchir. J’ai fait ce travail avec passion, jus­qu’au moment où j’ai commencé à m’interroger sur la toute-puissance des outils à notre disposition. Sur le Web, le design est discret, mais c’est une arme de persuasion terriblement efficace : on peut vite rendre les gens passifs et dépendants. A un moment, je me suis dit que des jeunes geeks comme moi, majoritairement blancs et travaillant tous en Californie, avaient hérité d’un pouvoir démesuré et dangereux. Tout l’inverse des valeurs progressistes et partageuses inculquées par mon père. » À lire dans Télérama et sur le site le reportage d'Emmanuel Tellier à San Francisco, où des ingénieurs repentis tentent de lutter contre les addictions au tout petit écran et les portraits de six lanceurs d’alerte à écouter de toute urgence pour les accrocs au smartphone. ©Ryan Tuttle @ryantuttlephoto #AzaRaskin @azaaza
    Télérama Aza Raskin par Ryan Elizabeth  Tuttle. Son enfance, Aza Raskin l’a passée au milieu des circuits intégrés et des microprocesseurs, à la maison, il y en avait partout, dans le salon, le garage, la cuisine. La famille habite au sud de San Francisco, dans la Silicon Valley. Lorsque Aza vient au monde, en 1984, la réputation et la fortune de son père sont déjà faites : cinq ans plus tôt, Jef Raskin, ingénieur au sein d’une petite entreprise nommée Apple, a inventé rien de moins que l’ordinateur du futur, le Macintosh. « J’ai toujours entendu mon père dire que l’informatique, c’était la porte d’entrée vers une civilisation nouvelle, un gigantesque potentiel de bienfaits pour l’humanité, sourit l’ingénieur de 34 ans dans son lbureau de Berkeley. Jef était quelqu’un d’enthousiaste, bondissant d’une idée à l’autre. Il se fichait d’avoir marqué l’histoire de l’ordinateur, il ne pensait qu’à l’avenir et à sa prochaine trouvaille. » Raskin junior est un pur produit de la Silicon Valley et du déterminisme social. A 10 ans, il maîtrise plusieurs langages informatiques. A 13, il crée des logiciels. A 22, multidiplômé, il entre chez Mozilla, qui s’apprête à lancer le système d’exploitation Firefox. « Je suis devenu “creative director”, c’est-à-dire le patron des designers, les gens qui vous donnent envie de cliquer sans réfléchir. J’ai fait ce travail avec passion, jus­qu’au moment où j’ai commencé à m’interroger sur la toute-puissance des outils à notre disposition. Sur le Web, le design est discret, mais c’est une arme de persuasion terriblement efficace : on peut vite rendre les gens passifs et dépendants. A un moment, je me suis dit que des jeunes geeks comme moi, majoritairement blancs et travaillant tous en Californie, avaient hérité d’un pouvoir démesuré et dangereux. Tout l’inverse des valeurs progressistes et partageuses inculquées par mon père. » À lire dans Télérama et sur le site  le reportage d'Emmanuel Tellier  à San Francisco, où des ingénieurs repentis tentent de lutter contre les addictions au tout petit écran et les portraits de six lanceurs d’alerte à écouter de toute urgence pour les accrocs au smartphone. ©Ryan Tuttle @ryantuttlephoto #AzaRaskin @azaaza
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    Aza Raskin par Ryan Elizabeth Tuttle. Son enfance, Aza Raskin l’a passée au milieu des circuits intégrés et des microprocesseurs, à la maison, il y en avait partout, dans le salon, le garage, la cuisine. La famille habite au sud de San Francisco, dans la Silicon Valley. Lorsque Aza vient au monde, en 1984, la réputation et la fortune de son père sont déjà faites : cinq ans plus tôt, Jef Raskin, ingénieur au sein d’une petite entreprise nommée Apple, a inventé rien de moins que l’ordinateur du futur, le Macintosh. « J’ai toujours entendu mon père dire que l’informatique, c’était la porte d’entrée vers une civilisation nouvelle, un gigantesque potentiel de bienfaits pour l’humanité, sourit l’ingénieur de 34 ans dans son lbureau de Berkeley. Jef était quelqu’un d’enthousiaste, bondissant d’une idée à l’autre. Il se fichait d’avoir marqué l’histoire de l’ordinateur, il ne pensait qu’à l’avenir et à sa prochaine trouvaille. » Raskin junior est un pur produit de la Silicon Valley et du déterminisme social. A 10 ans, il maîtrise plusieurs langages informatiques. A 13, il crée des logiciels. A 22, multidiplômé, il entre chez Mozilla, qui s’apprête à lancer le système d’exploitation Firefox. « Je suis devenu “creative director”, c’est-à-dire le patron des designers, les gens qui vous donnent envie de cliquer sans réfléchir. J’ai fait ce travail avec passion, jus­qu’au moment où j’ai commencé à m’interroger sur la toute-puissance des outils à notre disposition. Sur le Web, le design est discret, mais c’est une arme de persuasion terriblement efficace : on peut vite rendre les gens passifs et dépendants. A un moment, je me suis dit que des jeunes geeks comme moi, majoritairement blancs et travaillant tous en Californie, avaient hérité d’un pouvoir démesuré et dangereux. Tout l’inverse des valeurs progressistes et partageuses inculquées par mon père. » À lire dans Télérama et sur le site le reportage d'Emmanuel Tellier à San Francisco, où des ingénieurs repentis tentent de lutter contre les addictions au tout petit écran et les portraits de six lanceurs d’alerte à écouter de toute urgence pour les accrocs au smartphone. ©Ryan Tuttle @ryantuttlephoto #AzaRaskin @azaaza

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