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    1 week ago
  • Maria Pacôme entourée de Jean Piat et de Michel Roux après avoir reçu le prix des Archanges du théâtre, le 14 décembre 1978, à Paris par Marcel Binh. La comédienne s’était illustrée avec talent des années durant sur la scène des théâtres de boulevard. Le cinéma ne lui a que trop peu tendu les bras. Elle est morte ce 1er décembre 2018, à l’âge de 95 ans. « on l'aime pour sa gaieté, sa vitalité, son abattage, cet art insolent de rire de tout "quand même". Maria Pacôme n'a peur de rien. Sa générosité, sa curiosité, sa fringale de vivre lui permettent de dépasser cavalièrement conventions et préjugés. Ainsi, sa carrière est hors des normes, comme si cette actrice en liberté n'admettait aucune contrainte.» écrivait Fabienne Pascaud dans sa critique, en 1997, à la création de Et moi et moi. En 1956 après son divorce d'avec l’acteur et réalisateur Maurice Ronet elle entama réellement sa carrière d'actrice, et participa ainsi avec succès à la création d'Oscar. A partir des années 70, Maria Pacôme écrit ses propres textes, toujours pour le théâtre de boulevard. Avec légèreté et volubilité. Au cinéma, on ne peut pas dire que les grands auteurs lui tendirent les bras. Beaucoup de seconds rôles dans des comédies où excelle son incomparable abattage : souvenons-nous du Distrait, de Pierre Richard, où elle batifole dans les prés avec Bernard Blier, à grands renforts de « Gazou gazou gazou ». Mais son grand rôle, sa grande tirade, c'est dans La Crise, de Coline Serreau (1992) qu'elle les trouve. Elle a 69 ans, en fait dix de moins, elle plaque sa famille pour une histoire de cul — ou d'amour, on verra bien. Elle incarne ce que la cinéaste a perçu des mutations comportementales : l'hédonisme de seniors à l'espérance de vie accrue. Rien que pour cette performance de mère indigne, face à un Vincent Lindon juvénile, Maria Pacôme restera à jamais dans nos mémoires. Retrouvez sur telerama.fr l'hommage d'Aurélien Ferenczi. ©Marcel Binh/AFP #mariapacome #mariapacôme @afpphoto
    Télérama Maria Pacôme entourée de Jean Piat et de Michel Roux  après avoir reçu le prix des Archanges du théâtre, le 14 décembre 1978, à Paris par Marcel Binh. La comédienne s’était illustrée avec talent des années durant sur la scène des théâtres de boulevard. Le cinéma ne lui a que trop peu tendu les bras. Elle est morte ce 1er décembre 2018, à l’âge de 95 ans. « on l'aime pour sa gaieté, sa vitalité, son abattage, cet art insolent de rire de tout
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    Maria Pacôme entourée de Jean Piat et de Michel Roux après avoir reçu le prix des Archanges du théâtre, le 14 décembre 1978, à Paris par Marcel Binh. La comédienne s’était illustrée avec talent des années durant sur la scène des théâtres de boulevard. Le cinéma ne lui a que trop peu tendu les bras. Elle est morte ce 1er décembre 2018, à l’âge de 95 ans. « on l'aime pour sa gaieté, sa vitalité, son abattage, cet art insolent de rire de tout "quand même". Maria Pacôme n'a peur de rien. Sa générosité, sa curiosité, sa fringale de vivre lui permettent de dépasser cavalièrement conventions et préjugés. Ainsi, sa carrière est hors des normes, comme si cette actrice en liberté n'admettait aucune contrainte.» écrivait Fabienne Pascaud dans sa critique, en 1997, à la création de Et moi et moi. En 1956 après son divorce d'avec l’acteur et réalisateur Maurice Ronet elle entama réellement sa carrière d'actrice, et participa ainsi avec succès à la création d'Oscar. A partir des années 70, Maria Pacôme écrit ses propres textes, toujours pour le théâtre de boulevard. Avec légèreté et volubilité. Au cinéma, on ne peut pas dire que les grands auteurs lui tendirent les bras. Beaucoup de seconds rôles dans des comédies où excelle son incomparable abattage : souvenons-nous du Distrait, de Pierre Richard, où elle batifole dans les prés avec Bernard Blier, à grands renforts de « Gazou gazou gazou ». Mais son grand rôle, sa grande tirade, c'est dans La Crise, de Coline Serreau (1992) qu'elle les trouve. Elle a 69 ans, en fait dix de moins, elle plaque sa famille pour une histoire de cul — ou d'amour, on verra bien. Elle incarne ce que la cinéaste a perçu des mutations comportementales : l'hédonisme de seniors à l'espérance de vie accrue. Rien que pour cette performance de mère indigne, face à un Vincent Lindon juvénile, Maria Pacôme restera à jamais dans nos mémoires. Retrouvez sur telerama.fr l'hommage d'Aurélien Ferenczi. ©Marcel Binh/AFP #mariapacome #mariapacôme @afpphoto

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mlletaco - Béline 1 week ago

J’ai grandi en me délectant de ses pièces de théâtre qui passaient à le télé quand j’étais enfant. J’avais un véritable coup de cœur pour cette comédienne, cette femme, dès toute petite. 💔

christineardenne - Christine Ardenne 1 week ago

Elle était incroyable. Il y a longtemps, j'ai entendu une interview d'elle et elle disait "qu'elle adorait jouer pieds nus". J'ai toujours trouvé que ça la représentait très bien, "nature et vraie". Révérence pour Maria. C