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    1 week ago
  • Kamel Benaouda par Claude Pauquet. A 36 ans, Kamel Benaouda garde des allures très juvéniles, mais sa voix est posée, son propos mesuré. Professeur de lettres dans un lycée près d’Angers, père de quatre filles, il vient de remporter le Concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard avec Télérama et RTL . L’aboutissement d’un chemin tracé de longue date pour celui qui, tout jeune, a rêvé de voir son nom imprimé sur la couverture d’un livre. Il avait 4 ans quand une de ses sœurs l’a emmené à la bibliothèque qui jouxtait la barre HLM où il vivait dans la banlieue de Llyon. Il parle d’un « choc », se souvient encore du premier album qu’il a ouvert. Ses parents sont arrivés d’Algérie, les revenus de la famille étaient modestes, la fratrie compte huit enfants. « Le budget était serré, on ne sortait guère, je n’étais pas fan de foot, alors j’étais toujours fourré à la bibliothèque. » « Aujourd'hui, j’aime l’écriture comme espace de liberté, on peut y faire ce qu’on veut, y être ce que l’on est. » Vieille question pour l’enfant d’immigré qui se souvient de la difficulté à trouver sa place dans un quartier « un peu difficile » où l’on était montré du doigt, autant qu’en Algérie quand on allait voir la famille.». Pour le concours, il n’a pas hésité. Neuf cents manuscrits étaient en compétition, le sien "Norman n’a pas de super-pouvoir" l’a emporté. Le roman inverse le principe des histoires de superhéros qu’il lisait autrefois. Norman est un personnage ordinaire qui vit dans un monde où tout le monde a un super-pouvoir. « C’est une histoire de ­superhéros, mais le vrai sujet est le mal-être que l’on ressent parfois de se sentir décalé par rapport aux autres, d’avoir plus que les autres des difficultés à trouver sa place. » Le roman est émouvant et drôle, grave et léger tout à la fois, plein, au bout du compte, de l’idée que sortie du refuge de l’imaginaire la vraie vie n’est pas mal non plus. Dans Télérama et sur telerama.fr son portrait par Michel Abescat. ©Claude Pauquet pour Télérama. À lire Norman n’a pas de super-pouvoir, éd. Gallimard Jeunesse, 320 p., 14,50 €. @claude.pauquet @Kamel.Benaouda @gallimard_jeunesse @slpj_93 @rtl_france
    Télérama Kamel Benaouda par Claude Pauquet. A 36 ans, Kamel Benaouda garde des allures très juvéniles, mais sa voix est posée, son propos mesuré. Professeur de lettres dans un lycée près d’Angers, père de quatre filles, il vient de remporter le Concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard avec Télérama et RTL . L’aboutissement d’un chemin tracé de longue date pour celui qui, tout jeune, a rêvé de voir son nom imprimé sur la couverture d’un livre. Il avait 4 ans quand une de ses sœurs l’a emmené à la bibliothèque qui jouxtait la barre HLM où il vivait  dans la banlieue de Llyon. Il parle d’un « choc », se souvient encore du premier album qu’il a ouvert. Ses parents sont arrivés d’Algérie, les revenus de la famille étaient modestes, la fratrie compte huit enfants. « Le budget était serré, on ne sortait guère,  je n’étais pas fan de foot, alors j’étais toujours fourré à la bibliothèque. » « Aujourd'hui, j’aime l’écriture comme espace de liberté, on peut y faire ce qu’on veut, y être ce que l’on est. » Vieille question pour l’enfant d’immigré qui se souvient de la difficulté à trouver sa place dans un quartier « un peu difficile » où l’on était montré du doigt, autant qu’en Algérie quand on allait voir la famille.». Pour le concours, il n’a pas hésité. Neuf cents manuscrits étaient en compétition, le sien
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    Kamel Benaouda par Claude Pauquet. A 36 ans, Kamel Benaouda garde des allures très juvéniles, mais sa voix est posée, son propos mesuré. Professeur de lettres dans un lycée près d’Angers, père de quatre filles, il vient de remporter le Concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard avec Télérama et RTL . L’aboutissement d’un chemin tracé de longue date pour celui qui, tout jeune, a rêvé de voir son nom imprimé sur la couverture d’un livre. Il avait 4 ans quand une de ses sœurs l’a emmené à la bibliothèque qui jouxtait la barre HLM où il vivait dans la banlieue de Llyon. Il parle d’un « choc », se souvient encore du premier album qu’il a ouvert. Ses parents sont arrivés d’Algérie, les revenus de la famille étaient modestes, la fratrie compte huit enfants. « Le budget était serré, on ne sortait guère, je n’étais pas fan de foot, alors j’étais toujours fourré à la bibliothèque. » « Aujourd'hui, j’aime l’écriture comme espace de liberté, on peut y faire ce qu’on veut, y être ce que l’on est. » Vieille question pour l’enfant d’immigré qui se souvient de la difficulté à trouver sa place dans un quartier « un peu difficile » où l’on était montré du doigt, autant qu’en Algérie quand on allait voir la famille.». Pour le concours, il n’a pas hésité. Neuf cents manuscrits étaient en compétition, le sien "Norman n’a pas de super-pouvoir" l’a emporté. Le roman inverse le principe des histoires de superhéros qu’il lisait autrefois. Norman est un personnage ordinaire qui vit dans un monde où tout le monde a un super-pouvoir. « C’est une histoire de ­superhéros, mais le vrai sujet est le mal-être que l’on ressent parfois de se sentir décalé par rapport aux autres, d’avoir plus que les autres des difficultés à trouver sa place. » Le roman est émouvant et drôle, grave et léger tout à la fois, plein, au bout du compte, de l’idée que sortie du refuge de l’imaginaire la vraie vie n’est pas mal non plus. Dans Télérama et sur telerama.fr son portrait par Michel Abescat. ©Claude Pauquet pour Télérama. À lire Norman n’a pas de super-pouvoir, éd. Gallimard Jeunesse, 320 p., 14,50 €. @claude.pauquet @Kamel.Benaouda @gallimard_jeunesse @slpj_93 @rtl_france

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